Qu'est-ce que le mûrier blanc (Morus alba) ?
Le mûrier blanc (Morus alba L.) est une plante dont les feuilles sont utilisées depuis des siècles dans diverses médecines traditionnelles. La recherche moderne s'intéresse particulièrement à ses composés bioactifs, qui présentent un potentiel pour… Influence sur le métabolisme des glucides et les processus métaboliques peut prendre[1].
Un centre L'ingrédient actif des feuilles de mûrier est la 1-déoxynojirimycine (DNJ).. Ce composé appartient au groupe des inhibiteurs de l'α-glucosidase – des substances qui inhibent les enzymes de l'intestin grêle qui décomposent les glucides complexes en glucose.[2].
Ce mécanisme peut ralentir la conversion des glucides en sucres, ce qui peut contribuer à une augmentation plus régulière du taux de glycémie après les repas.[3].
Régulation de la glycémie et glycémie postprandiale
Une hausse de la glycémie survient généralement après les repas riches en glucides. L'ampleur de cette hausse peut varier selon le type d'aliments consommés et l'état métabolique de chaque individu.
Des études montrent que des fluctuations importantes de la glycémie – en particulier des hausses rapides suivies de chutes tout aussi rapides – peuvent être associées à une augmentation de la faim et de l'apport énergétique plus tard dans la journée.[4].
Dans ce contexte, les chercheurs étudient comment l'élévation de la glycémie peut être influencée pendant la digestion. C'est là qu'interviennent les inhibiteurs de l'α-glucosidase, tels que le DNJ.
Des études sur l'homme montrent que Les extraits standardisés de feuilles de mûrier peuvent réduire significativement l'augmentation postprandiale de la glycémie après des repas riches en glucides.[3]. Cela permet de maintenir un taux de glycémie plus stable.
Mécanisme d'action du DNJ dans le métabolisme des glucides
Dans l'intestin grêle, les glucides complexes sont décomposés en sucres simples par des enzymes, qui sont ensuite absorbés dans la circulation sanguine.
Le DNJ inhibe spécifiquement ces enzymes, notamment les α-glucosidases. Cela ralentit la dégradation des glucides, ce qui retarde l'absorption du glucose.[2].
Ce mécanisme diffère de nombreuses autres approches de la régulation de la glycémie car il agit directement pendant la digestion et non seulement après l'ingestion de glucose.
Les articles de synthèse décrivent donc le DNJ comme une approche végétale bien étudiée pour influencer le métabolisme du glucose postprandial.[4].
Propriétés antioxydantes des feuilles de mûrier
En plus du DNJ, les feuilles du mûrier blanc contiennent divers composés végétaux secondaires, notamment des polyphénols, des flavonoïdes, de l'acide chlorogénique et de la rutine.
Ces composés font l'objet de recherches, notamment pour leurs propriétés antioxydantes. Le stress oxydatif est considéré comme un facteur clé impliqué dans de nombreux processus métaboliques.
Les analyses montrent que Feuilles de mûrier riches en glycosides de flavonols ce sont des substances qui peuvent contribuer à la capacité antioxydante de la plante[5].
Cette combinaison de propriétés inhibitrices d'enzymes et antioxydantes Cela fait de Morus alba une substance végétale largement étudiée dans le contexte de la santé métabolique.
application traditionnelle et recherche moderne
Dans le En médecine traditionnelle chinoise (MTC), les feuilles du mûrier blanc sont connues sous le nom de « Sang Ye ». Utilisé depuis des siècles.
Traditionnellement, elles étaient utilisées, entre autres, pour soutenir divers processus métaboliques. Ces applications historiques sont aujourd'hui de plus en plus complétées par la recherche nutritionnelle et pharmacologique moderne.
L'alliance des savoirs traditionnels et de la recherche moderne permet de mieux comprendre les propriétés biologiques de cette plante.
Évaluation de l'état actuel de la recherche
Les recherches actuelles montrent que les extraits de mûrier blanc peuvent influencer plusieurs mécanismes importants du métabolisme :
- Ralentissement de la digestion des glucides par inhibition de l'α-glucosidase
- Réduction des pics de glycémie postprandiaux
- soutien potentiel à un profil énergétique plus stable après les repas
- Effets antioxydants via des composés végétaux secondaires
Parallèlement, la signification clinique à long terme de ces effets reste l'objet de recherches complémentaires, notamment en ce qui concerne la posologie, la durée d'utilisation et les différences métaboliques individuelles.
Sources
[1] Wyatt P et al. – Nature Metabolism
https://www.nature.com/articles/s42255-021-00383-x
[2] Kimura T. et al. – Molécules
https://www.mdpi.com/1420-3049/21/2/206
[3] Mudra M. et al. – Soins du diabète
https://diabetesjournals.org/care/article/30/5/1272/29959
[4] Zhang Y et al. – Journal d'ethnopharmacologie
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0378874123000119
[5] Katsube T. et al. – Chimie alimentaire
https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0308814605002712
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